5 raisons de choisir l’accouchement à domicile
L’accouchement à domicile (l’AAD) est devenu assez rare en France (0.2% selon l’APAAD), même si certains de nos voisins y ont beaucoup plus facilement recours - comme les Pays-Bas où 15% des naissances ont lieu à la maison. Etiqueté comme dangereux, cette idée doit être déconstruite car en réalité, une “sélection” est faite pour rendre l’accouchement à domicile accessible seulement aux cas exempts de pathologies, avec des mères en bonne santé et la sage-femme qui accompagne le projet peut à tout moment juger qu’il est préférable d’accoucher en milieu hospitalier. Un des critères d’éligibilité est d’ailleurs qu’une maternité soit d’ailleurs à proximité en cas de transfert.
On ne se déplace pas mais on bouge librement
Il est démontré que lorsqu’on déplace une femme en plein travail, ça a tendance à le ralentir. Ainsi, le trajet vers la maternité, puis la prise en charge, les questions posées, la forte luminosité, espacent les contractions, rallongeant ainsi la durée du travail. A la maison, pas de recours à la péridurale possible, mais l’avantage de ne pas avoir de péridurale qui a un effet positif sur le déroulé de l’accouchement, c’est qu’on peut bouger librement ! En effet la position allongée, dite gynécologique est loin d’être la plus optimale pour faire descendre le bébé et accoucher rapidement. C’est juste une position pratique pour le personnel médical. Et lorsqu’on est “attachée” par une perfusion et endormie du bassin aux orteils par la péridurale, le moins qu’on puisse dire c’est que bouger n’est pas très pratique. A savoir qu’il existe désormais des micro dosages de la péridurale, appelée alors déambulatoire, ce qui permet de marcher tout en atténuant la douleur.
Le suivi par une seule sage-femme et l’accompagnement par une doula
En accouchant à la maison, on est suivie toute sa grossesse et le jour J par une seule et même sage-femme, en qui on a confiance, avec qui on a tissé un lien. Exit le turn-over de la maternité, surtout lorsque l’accouchement dure un peu longtemps. Chez soi on peut aussi se faire accompagner d’une doula, pour former une équipe de choc avec le conjoint. Il est malheureusement rare que les doulas soient acceptés en maternité lors de l’accouchement en France.
On évite les interventions inutiles/non consenties
Il est par exemple d’usage en maternité de vérifier régulièrement l’ouverture du col de l’utérus de la mère, ce qui n’est pas forcément nécessaire. Autre exemple, il est systématique à la naissance du bébé d’injecter à la mère une dose d’ocytocine de synthèse qui permet au placenta de se décrocher et de limiter les saignements. De manière générale, l’hôpital va imposer des protocoles et des pratiques systématiques par simplicité et aussi pour se protéger un maximum, mais cela implique des interventions pas toujours nécessaires ou consenties. Il peut être difficile de les refuser. A la maison on réduit ces interventions au minimum et seulement si la situation le rend nécessaire, ce qui limite les entraves au processus physiologique de la naissance.
Accoucher dans le confort de son domicile
On peut s’installer comme on le désire, où on le désire. Tout ce dont on a besoin est à proximité. Le confort est optimal, pour la mère et le partenaire, qui peut vaquer à ses occupations, aussi bien qu’aider la mère en toute liberté de mouvement. On peut créer l’environnement qu’on souhaite, lumière tamisée, musique, bougies, mantras accrochés aux murs tout est possible à la maison ! Aussi, le bébé arrive au monde au sein de son environnement microbien familier. Il n’est pas forcément positif de naître dans un environnement stérile (les microbes, c’est la vie), mais l’idéal est de naître au sein des microbes naturellement présents et “sélectionnés” par ses parents et sa famille, pour lesquels le système immunitaire est totalement adapté.
Le post-partum tout en douceur
Bébé est là ! Quelle joie ! Et quel confort d’être chez soi, dans son lit et pas dans un lit d’hôpital, dérangé par les allées et venues du personnel médical. Le partenaire est à proximité et n’a pas besoin de rentrer à la maison. Si ce n’est pas un premier bébé, pas besoin de faire garder les aînés. Bref, tellement d’avantages à être tout de suite dans le confort et la douceur de son chez-soi. Le suivi médical se fait avec la sage-femme qui a accompagné la mère jusque-là, directement à la maison.
Si vous ne connaissiez pas l’accouchement à domicile et ne saviez pas quel intérêt à y avoir recours, vous comprenez peut-être désormais mieux pourquoi certains couples en font le choix et pourquoi certaines sages-femmes se battent pour le rendre plus accessible. Encore très peu démocratisé, l’étude Ifop, menée en janvier 2021, sur 1056 femmes âgées de 18 à 45 ans, a pourtant mis en évidence le souhait des femmes de pouvoir accoucher à domicile. En effet, 17% des femmes ont répondu « oui, tout à fait » et 19% « oui, plutôt » à la question : “Si vous en aviez la possibilité en France, souhaiteriez-vous accoucher à domicile ?”
Pour vous renseigner davantage, n’hésitez pas à consulter le site https://apaad.fr